LE BILLET D’HUMEUR… A TOI, MA CHERE BOULIE… Voilà, parfois c’est comme ça… Je me sens l’âme d’un poète…

Billet de Soizic n° 14 Boulie

Petite ode pour un petit lapin disparu, mais qui fut des plus charmants et demeure, à jamais, impossible à oublier…

A TOI MA CHERE BOULIE…

Dans l’univers des lapins, Boulie était une hermine. Or, la devise de l’hermine serait, parait-il, ‘mourir plutôt que se salir’… J’avoue que, personnellement, j’adhère totalement à cette maxime que j’ai fait mienne. Et depuis fort longtemps même…

Boulie était tout simplement extraordinaire. D’un pelage intégralement blanc. Avec deux magnifiques yeux bleus. Très expressifs. Qu’ils soient remplis de douceur ou de mécontentement, d’ailleurs… C’était aussi un caractère. Et une personnalité à la fois authentique et entière.

Mais elle était également très attachante.  Elle pouvait rester des heures entières dans mes bras…  Et sans jamais donner le plus infime signe d’impatience…

Mais elle était aussi très bavarde. A sa manière, bien sûr… ‘BZZ BZZ !’ me disait-elle, avec insistance, tandis que je nettoyais son modeste logis. Puis elle tournait autour de moi, comme pour me démontrer sa reconnaissance…

Elle semblait, en outre, comprendre bien des choses. J’avais donc l’habitude de lui parler. Pour lui expliquer tout un tas de trucs qui me tenaient à cœur.

Billet de Soizic n° 14 BoulieEt puis, un jour, malheureusement, Boulie nous a quittés, comme on dit pudiquement, dans ces cas-là. Sans nous prévenir en aucune façon. Sans le moindre signe avant-coureur. Mais en toute discrétion. Sans faire de bruit, donc. Juste sur la pointe de ses quatre petites pattes…

Morte de chagrin sans doute. J’allais infiniment mal, il est vrai. Et, à ma manière, j’avais, moi aussi, déjà quitté le monde des vivants. J’allais même mettre beaucoup de temps à le réintégrer. Elle ne l’a sûrement pas supporté. Parce que pas compris. Mais je n’avais ni pu, ni su, le lui expliquer. Voilà. Mon cœur et mes yeux étaient désespérément secs et ma tête totalement vide de toute espèce de sentiment…

Oui. Il y a peu, donc, je pensais ainsi à toi, ma chère Boulie… Boubou, comme je te surnommais souvent… Emue. Très émue. Oui, vraiment.  Avec de vraies larmes au bord de mes yeux. Car je me disais que, sans doute, jamais aucun autre lapin, si beau et si gentil soit-il, ne pourrait jamais te remplacer. Car tu étais réellement unique et, peut-être même, exceptionnelle, et, par conséquent, irremplaçable.

Soizic

Le 4.02.2017

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