Eclo’in, une start-up pour nourrir la Tanzanie – 6e Startup Weekend à Orléans

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Éradiquer la malnutrition en Afrique, le projet soutenu par Eclo’in.

Du 17 au 19 novembre dernier, le LAB’O d’Orléans accueillait la 6e édition du StartupWeekend. L’événement a récompensé l’innovante start-up Eclo’in qui a remporté par la même occasion le prix international du concours.

Un concours original

Le StartupWeekend est un concept qui existe partout en France et dans le monde. Au début du week-end, un jeune entrepreneur présente son idée aux autres participants qui décident ou non de le rejoindre. Une fois les équipes établies, elles ont 54 heures pour monter un projet qui sera validé par un jury le dimanche soir. Trois prix sont attribués en fonction du gagnant de l’édition, du coup de cœur du jury et de la portée internationale du projet. Cette année, la start-up Eclo’in s’est vue décerner la victoire et le prix international. La récompense coup de cœur est revenue à BEEWE, une start-up voulant créer un escape game dans la ville d’Orléans. Selon Vanessa De Broucker, chargée de presse du StartupWeekend, alors que le taux de start-up qui voient leur projet continuer s’élève à 12% en France, il est plus élevé à Orléans avec une moyenne de 30%.

 

La start-up Eclo’in

Ladislas

Eclo’in après la victoire lors du StartupWeekend à Orléans.

 

La start-up Eclo’in est née grâce à Ladislas Fontaine, un étudiant en école de commerce qui finit actuellement ses études à Orléans. L’idée de Ladislas est retenue au début du StartupWeekend et une équipe d’une douzaine de personnes se forme autour de lui avec des ingénieurs, des designers et des commerciaux. Le projet est d’éradiquer la faim dans le monde et de s’occuper prioritairement de l’Afrique où des millions d’enfants souffrent toujours de malnutrition.

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Travail de l’équipe durant le StartupWeekend.

Pour répondre à ce problème, la start-up Eclo’in veut mettre au point des containers auto-suffisants en énergie pour élever directement des insectes en Afrique. Le container est aménagé avec deux parties, une réservée pour la ferme d’insectes et l’autre pour cuisiner les petites bêtes. Simple et efficace quand on sait que 20 grammes de criquets apportent autant d’énergie que 110 grammes de bifteck. De plus, une ferme d’insectes nécessite bien moins d’eau et d’alimentation qu’un élevage de bœufs. Pour l’instant, le container d’Eclo’In est une maquette et on réfléchit aux matériaux nécessaires pour sa construction. La start-up a également besoin de remporter de nouveaux concours et d’être soutenu par le public à travers la cagnotte en ligne. Le site internet de Ladislas et ses associés donne la possibilité de suivre leur actualité. Ceci devrait permettre aux investisseurs et aux ONG de s’intéresser à un projet économique, environnemental et humanitaire.

 

Lelu Amaury