L’agriculture 2.0, l’agriculture de demain ?

Le salon régional de l'agriculture et de la gastronomie au parc des expositions de Tours les 17,18 et 19 novembre 2017.

 

Le salon régional de l'agriculture et de la gastronomie au parc des expositions de Tours les 17,18 et 19 novembre 2017.

Le salon régional de l’agriculture et de la gastronomie au parc des expositions de Tours les 17,18 et 19 novembre 2017.

 

La maquette d'une ferme connectée.

La maquette d’une ferme connectée.

 

En novembre dernier, au parc des expositions de Tours, l’agriculture connectée s’est invitée au parc des expositions de Tours pour le salon régional de l’agriculture et de la gastronomie. 

135 ² pour l’agriculture connectée

Pour la première fois, Tours Métropole Val de Loire était partenaire du salon régional de l’agriculture et de la gastronomie de Tours, au mois de novembre 2017. Sur son stand de 135 m², la métropole avait installé la maquette géante d’une ferme connectée. Autour, des agriculteurs adeptes des nouvelles technologies au sein de leurs exploitations répondaient aux questions des curieux venus découvrir l’agriculture connectée, invitée de la Ferme Expo. Christophe Bersonnet, chargé de mission à la Chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire, était également présent.

Christophe Bercennet, chargé de mission à la Chambre d'agriculture d'Indre-et-Loire.

Christophe Bersonnet, chargé de mission à la Chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire.

 

Station météo connectée 

« Le GPS est apparu dans les années 2000. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est que l’on va conjuguer le GPS, l’ordinateur, le smartphone et les réseaux sociaux. », explique Christophe Bersonnet pour parler de l’agriculture connectée. De plus en plus, les agriculteurs ont entre les mains de nouveaux outils qui leur apportent une connaissance précise de ce qui se passe sur leurs parcelles. Didier Degousse est propriétaire d’une ferme dans le nord de Tours, à Sonzay. Grâce à sa station météo connectée située à 3km de l’exploitation, il connaît en temps réel la température, le sens du vent et les précipitations cumulées sur ses terres. Il peut alors décider s’il est nécessaire d’intervenir.

A droite, Didier Degousse, un exploitant agricole installé dans le nord de l'Indre-et-Loire, à Sonzay.

A droite, Didier Degousse, un exploitant agricole installé dans le nord de l’Indre-et-Loire, à Sonzay.

 

Décharge mentale

Grâce à l’agriculture connectée, les exploitants peuvent limiter les interventions en les ciblant davantage pour qu’elles soient plus efficaces. Didier Degousse utilise l’autoguidage sur son tracteur. Ce n’est plus lui qui trace les lignes de référence de sa parcelle, mais le tracteur. Il gagne du temps et du carburant car cette technique évite les recroisements sur le terrain. C’est aussi plus reposant pour l’agriculture. Grâce à la mécanisation, les éleveurs laitiers qui utilisent des robots pour la traite peuvent également avoir une vie de famille plus confortable.

Empreinte carbone

En terme d’impact sur l’environnement, « l’impact est forcément positif » selon Christophe Bersonnet, chargé de mission à la Chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire. Puisqu’on limite les interventions sur l’environnement, l’impact sera moindre. En effet, avec le système embarqué de son drone, l’agriculteur Didier Degousse peut quantifier avec précision les besoins en azote sur ces champs. L’azote, un fertilisant, est l’élément qui a le plus d’impact sur la qualité de l’eau.

Lorsque nous lui demandons quelle prochaine technologie il souhaiterait installer sur son terrain, Didier Degousse pense immédiatement à la méthanisation, un principe qui permet de transformer la biomasse en carburant. Pour l’instant, il en est encore au stade de l’idée.

 

Marion Adrast

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