Zéro déchet…ou presque

Le café Court circuit, place de la Victoire à Tours.
Le café Court circuit, place de la Victoire à Tours.

Le café Court circuit, place de la Victoire à Tours.

Mercredi 10 janvier au Court circuit à Tours, nous avons rencontré Jérémie Pichon, chef de famille d’une tribu (presque) zéro déchet. 

Jérémie Pichon, le père de famille d’un foyer qui a décidé de supprimer ses déchets il y a cinq ans, était à Tours mercredi 10 janvier. Nous l’avons rencontré au Court circuit, un café qui veut encourager l’économie et les initiatives locales, place de la Victoire. Il a délaissé sa pinte, et nous a expliqué. Habitant de la côte landaise, Jérémie a travaillé au service de cinq ONG environnementales. Depuis les années 2000, il voit l’impact des déchets à la plage, à la montagne, au bord des cours d’eau… « Aujourd’hui notre mode de vie est tout sauf durable, viable et soutenable pour notre petite planète limitée et finie », c’est le message qu’il a fait passé pendant quinze ans. Pour lui, les hommes vivent dans une société de surproduction et de surconsommation. Jérémie pensait être écologiste. Il achetait des produits bio, se fournissait dans une AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne). Mais chaque jour, il voyait sa poubelle se remplir de plastiques. « A un moment, on s’est dit que ce n’était plus possible de dire aux enfants de ne pas mettre de déchets en plastique sur la plage et, en même temps, d’en avoir plein notre poubelle » se souvient-il. L’été 2014, lui et sa famille ont vidé leurs détritus sur la pelouse de leur jardin, et ont constaté : « On a voulu comprendre ce qu’il y avait dans notre poubelle. Et on s’est posé une question : est-ce qu’on peut vraiment se passer d’elle ? »

Jeremie Pichon, chef de famille de la tribu (presque) zéro déchets.

Jeremie Pichon, chef de famille de la tribu (presque) zéro déchet.

 

Marion Adrast