#SportFémininToujours avec Maëlle Ichelmann

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Dans le cadre de l’opération « Sport Féminin Toujours » lancée par le CSA qui vise à mettre en valeur le sport féminin sous toutes ses formes, nous interrogeons Maëlle Ichelmann, joueuse de basket au CES Tours Basket.

 

Est ce que tu peux te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Maëlle, j’ai 23 ans, je joue actuellement au CES Tours basket et je suis éducateur sportif.

 

Peux tu expliquer ton parcours, depuis quand tu pratiques, dans quel club ?

Mon parcours : j’ai été formé aux Antilles, plus précisément en Martinique où j’ai commencé le basket à l’âge de 9 ans. J’ai effectué toutes mes années jeunes et mes années seniors dans un seul club, le Black Stars, ensuite je suis arrivée en France fin 2015. J’ai passé deux saisons à l’USG en Corrèze avant de rejoindre le CEST où j’entame ma deuxième saison.

 

Jouer à haut niveau, cela a toujours était un objectif pour toi ?

Oui bien sûr, je suis passionnée par ce jeu et le haut niveau m’a toujours attirée.

 

Combien d’entraînements as tu par semaine et pratiques tu d’autres sports à côté ?

On s’entraîne trois fois par semaine, le lundi, le mercredi, le vendredi. Non, pas d’autres sports mais je travaille avec mon ancienne coéquipière Claire Longomba à Melting Forme pour essayer de m’améliorer au maximum.

 

Tu touches quelque chose du club ou arrangement ? Cela serait t-il différent pour un homme ?

Je suis salariée du club, j’entraîne des équipes jeunes donc oui je touche un salaire, mais pas d’arrangement. Bien sûr, ça aurait été différent pour un homme, qui n’aurait même pas eu besoin d’être salarié pour toucher quelque chose. Après, ça ne concerne pas tout le monde, mais c’est une réalité.

 

As-tu des sponsors à côté ?

Non, aucun sponsor.

 

Que penses tu de la médiatisation du sport féminin ?

Je pense que le sport féminin n’est assez médiatisé, même si il y a eu des progrès sur les dernières années. Il y a aussi des préjugés sur le fait que ce n’est pas aussi spectaculaire, pas aussi physique ou ce genre de choses. C’est dommage car je trouve que nous avons notre place, autant que le sport masculin.

 

Le basket est un sport assez bien réparti entre hommes/femmes es tu d’accord ? Constates tu des différences avec les hommes ?

Oui, c’est triste à dire mais je vois une différence entre les hommes et les femmes. Je reviens aux inégalités salariales, et je ne parle même pas des petits niveaux, mais des niveaux pros. Les femmes sont toujours moins bien payées et pourtant font autant de sacrifices que les hommes, mais c’est partout pareil, c’est la société qui est comme telle. Ensuite, de mon point de vue, je prends du plaisir à regarder un match féminin ou masculin. Je pense que les gens sont plus intéressés par le sport masculin, et c’est cet état d’esprit qui doit changer.

 

Est ce que tu penses que la vision du sport féminin est en train de changer ?

Changer je ne sais pas vraiment mais évoluer oui. Il y a beaucoup plus de sport féminin qui passe à la télé donc dans un sens c’est déjà une petite victoire.

 

Vous avez récemment changé d’entraîneur pour voir une femme arriver à la tête de l’équipe, vois tu des différences de coaching ? Relationnelle ? Autres ?

Je pense qu’un homme et une femme c’est différent en terme caractériel. En dehors, on s’apprécie et on a une bonne relation surtout que certaines de mes coéquipières connaissaient déjà Laura depuis un bon bout de temps. Mais sur le terrain, elle fait son boulot de coach et nous de joueuses. Donc elle n’hésite pas quand c’est nécessaire à nous remettre sur les bons rails.

 

Quelque-chose à rajouter ?

Merci pour cette interview et n’hésitez pas à venir nous supporter pour le reste de la saison !

 

Merci Maëlle d’avoir répondu à nos questions et bonne chance pour cette fin de saison si bien entamée (le CES Tours est premier du classement).