Rencontres littéraires en octobre à l’Auberge de la Treille

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En ce mois d’octobre, l’Auberge de la Treille de Saint-Martin-le-Beau continue d’accueillir des auteurs pour de nouvelles soirées qui s’annoncent passionnantes.
Arès Brigitte Benkemoun, Thierry Lentz, le directeur de la Fondation Napoléon, viendra le vendredi 11 octobre à l’occasion de la parution de son livre « Bonaparte n’est plus ! – Le monde apprend la mort de Napoléon (Juillet – Septembre 1821) » (Editions Perrin). Il est aujourd’hui considéré comme un maître des études sur le Premier Empire. Parmi ses ouvrages parus chez Perrin sur l’Empereur, on peut citer « Waterloo 1815 » et « Joseph Bonaparte » (Prix Chateaubriand 2016) ainsi que « Le Diable sur la montagne ». Thierry Lentz est également lauréat de l’Académie des sciences morales et politiques pour l’ensemble de son œuvre.

 

Présentation du livre
Le 5 mai 1821, à 17H49, le « général Bonaparte », ainsi que les Britanniques appelaient Napoléon, expirait à Longwood, entouré de ses compagnons. La scène, belle comme l’antique, sera maintes fois représentée. Le 7 mai au soir, le HMS Heron mettait à la voile pour l’Angleterre, avec à son bord le capitaine Crokat, chargé d’apporter à l’Europe la terrible nouvelle. Il accosta à Portsmouth le 3 juillet. Ainsi, comme l’écrivit Victor Hugo, le monde « était délivré de son prisonnier », mais – fait inimaginable aujourd’hui – resta deux mois sans le savoir. Le 4 juillet, le Cabinet informa le roi George IV en milieu de journée. Le soir même, beau tour de force journalistique, The Statesman fit le premier état de la disparition de l’ennemi capital. Louis XVIII reçut la nouvelle le lendemain en fin d’après-midi, par télégraphe depuis Calais, puis par un message de l’ambassade à Londres.

Or, contrairement à ce qu’affirme l’historiographie traditionnelle, l’émotion, réelle ou affectée, ne dépassa guère le cercle des fidèles, principalement militaire, et le milieu des publicistes. Certes, des dizaines de brochures furent composées à la hâte, accréditant parfois de purs mensonges sur les causes du décès et même le contestant, mais leur écho fut faible. Ni le gouvernement ni le parlement, à peine le clan Bonaparte ne furent troublés. Il faudra attendre au moins une décennie pour que le géant sorte du tombeau de la mémoire et revive puissamment dans les esprits et dans les cœurs.

En vingt-quatre chapitres nourris de lectures oubliées et de nombreuses informations inédites, Thierry Lentz retrace ces quelques semaines où l’on crut que le monde allait vaciller, mais qui soldèrent en fait un épisode lointain, voire en partie oublié.

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« Comment devenir un homme quand on n’a pas eu de père ? » Ce sera l’une des questions à laquelle répondra Sébastien Spitzer pour une rencontre littéraire prévue le vendredi 18 octobre.
En mai 2018, Sébastien Spitzer venait présenter son premier roman « Ces rêves qu’on piétine » qui dévoilait la stupéfiante histoire de Magda Goebbels. Depuis, le livre a été traduit dans plusieurs langues et couronné par plusieurs prix littéraires. Il est de retour avec « Le cœur battant du monde », roman publié aux Editions Albin Michel, qui figure dans la première sélection du Prix Goncourt.

 

Présentation du livre
Dans les années 1860, Londres, le cœur de l’empire le plus puissant du monde, se gave en avalant les faibles. Ses rues sentent la misère, l’insurrection et l’opium. Dans les faubourgs de la ville, un bâtard est recueilli par Charlotte, une Irlandaise qui a fui la famine. Par amour pour lui, elle va voler, mentir, se prostituer sans jamais révéler le mystère de sa naissance. L’enfant illégitime est le fils caché d’un homme célèbre que poursuivent toutes les polices d’Europe. Il s’appelle Freddy, et son père a pour nom Karl Marx. Alors que Marx se contente de théoriser la Révolution dans les livres, Freddy prend les armes avec les opprimés d’Irlande.

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Le mercredi 23 octobre, l’Auberge de la Treille accueillera Jérôme Attal. Parolier et écrivain, il est l’auteur d’une dizaine de romans. Chez les Editions Robert Laffont, il a publié « Aide-moi si tu peux », « Les Jonquilles de Green Park » (prix du roman de l’Ile de Ré et prix Coup de cœur du salon Lire en Poche de Saint-Maur), « L’Appel de Portobello Road » et « 37, étoiles filantes », (prix Livres en Vignes et prix de la rentrée « Les écrivains chez Gonzague Saint-Bris »). Il viendra présenter « La petite sonneuse de cloches » (Robert Laffont).

 

Présentation du livre

1793. Le jeune Chateaubriand s’est exilé à Londres pour échapper à la Terreur. Sans argent, l’estomac vide, il tente de survivre tout en poursuivant son rêve de devenir écrivain. Un soir, tandis qu’il visite l’abbaye de Westminster, il se retrouve enfermé parmi les sépultures royales. Il y fera une rencontre inattendue : une jeune fille venue sonner les cloches de l’abbaye. Des décennies plus tard, dans ses « Mémoires d’outre-tombe », il évoquera le tintement d’un baiser.
De nos jours, le vénérable professeur de littérature française Joe J. Stockholm travaille à l’écriture d’un livre sur les amours de l’écrivain. Quand il meurt, il laisse en friche un chapitre consacré à cette petite sonneuse de cloches. Joachim, son fils, décide alors de partir à Londres afin de poursuivre ses investigations. Qui est la petite sonneuse de cloches ? A-t-elle laissé dans la vie du grand homme une empreinte plus profonde que les quelques lignes énigmatiques qu’il lui a consacrées ? Quelles amours plus fortes que tout se terrent dans les livres, qui brûlent d’un feu inextinguible le cœur de ceux qui les écrivent ?

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Enfin, le mercredi 30 octobre sera le jour du grand retour d’Irène Frain pour la quatrième fois. Elle emmènera le public dans un voyage passionnant avec son dernier livre « Je te suivrai en Sibérie » (Editions Paulsen).  Après Marie Curie et Simone de Beauvoir, Irène Frain se tourne vers une héroïne qui fascina les romantiques : Pauline Geuble, amoureuse rebelle d’un insurgé décabriste. Partie sur ses traces en Russie, l’écrivaine en reviendra hantée par une femme d’exception, étonnante de courage, de force et de passion.

 

Présentation du livre

Pauline est de ces femmes qui brisent les obstacles. Risque-tout, elle quitte sa Lorraine natale à la fin de l’épopée napoléonienne pour rejoindre Moscou où, simple vendeuse de mode, elle est courtisée par un richissime aristocrate. Ivan Annenkov est un fervent admirateur de la France des Lumières et un farouche adversaire du servage. Il appartient à une société secrète qui rêve de renverser le tsar. Le complot échoue, les décabristes sont déportés en Sibérie. Ivan serait mort dans l’oubli le plus total si Pauline, comme sept autres femmes de condamnés, n’avait décidé de le rejoindre.

La petite bande, qui deviendra légendaire, soutient si bien les conjurés qu’ils relèvent la tête et fondent, derrière les murs de leur prison, une mini-république à la française… Qui était au juste cette Pauline qui croisa les hommes les plus célèbres de son temps, de Dumas à Dostoïevski, qu’elle fascina ? Irène Frain a suivi ses traces depuis la Lorraine jusqu’à la Transbaïkalie. Elle ressuscite son équipée et brosse avec feu et sensibilité le portrait d’une amoureuse endiablée.

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D’autres rencontres passionnantes et étonnantes sont prévues en novembre avec Claire Berest et Abel Quentin (mercredi 13 novembre), Catherine Hermary-Vieille (dîner-conférence le samedi 16 novembre), Cécile Coulon (jeudi 21 novembre) et Georgia Makhlouf (vendredi 30 novembre).

 

Auberge de la Treille
2 Rue d’Amboise
37270 Saint-Martin-le-Beau
Téléphone : 02 47 50 67 17

 

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